Les policiers de la SNCF en grève !
Après la grève monumentale des agents de conduite mardi qui a paralysé la gare Saint-Lazare et ses 450 000 voyageurs quotidiens, c'est au tour de la police ferroviaire de la SNCF (Suge) de manifester leur mécontentement.
Quelque 150 policiers se sont rassemblés jeudi devant le siège de la SNCF à Paris pour réclamer des recrutements supplémentaires, dans le cadre d'une journée de grève, a indiqué Sud-Rail, organisateur de ce mouvement aux côtés de la CGT.

La SNCF prévoit des embauches et des caméras supplémentaires
La direction de la SNCF a annoncé mardi plusieurs mesures pour la sécurité: une dizaine d'emplois supplémentaires cette année et cinq l'an prochain pour le secteur Paris-Saint-Lazare, l'accélération du programme d'installation de caméras en Ile-de-France et temporairement «des patrouilles exceptionnelles» avec le renfort de policiers.
Selon la SNCF, 11,5% des 2.200 agents de la Suge avaient cessé le travail jeudi matin. Selon Sud-Rail, ce taux s'élevait entre 12 et 25% selon les sites. Cela ne perturbe pas le trafic SNCF.
L'agression de lundi «renvoie à un problème de manque de moyens en personnels», a estimé Eric Lorssery (Sud-Rail). Les agents sont d'autant plus inquiets que la direction prévoit une réorganisation géographique des services, qui doivent passer de 23 à 7 brigades au plan national. «Des postes vont être supprimés», d'après le délégué syndical.
Selon la CGT-cheminots dans un communiqué, cette réorganisation remet en cause «une présence de proximité, gage d'efficacité et de réactivité des agents en charge des missions de sécurisation».
Les syndicats, mécontents des négociations qui ont eu lieu ces derniers mois avec la direction, sont aussi mobilisés sur les questions de «pouvoir d'achat» et «d'amélioration des conditions de travail».