Colère des policiers... ça marche à LYON!
5000 policiers en colère défilent dans les rues de Lyon
On n’a jamais vu autant de policiers dans les rues de Lyon. Mobilisation exceptionnelle, démonstration de force, le rapprochement entre l’UNSA-Police et le SG-FO a donné lieu, hier, à Lyon à une manifestation qui devrait faire date dans le syndicalisme policier.
Venus de toute la région, de Provence-Alpes-Côte d’Azur et de l’Est, 55 cars ont rejoint les centaines de manifestants arrivés individuellement place Bellecour, où un mannequin de CRS a été pendu symboliquement.
Le départ, prévu pour 12h30 a été retardé jusqu’à 14 heures, les cars arrivant du sud étant bloqués dans un embouteillage sur la rocade. Lorsque le cortège s’est élancé à l’assaut de la rue Édouard-Herriot, les policiers lyonnais venus pendant leur pause déjeuner ont dû renoncer à défiler pour regagner leurs services.
Malgré cela, on a compté environ cinq mille personnes dans les rues de Lyon. Il y en avait sept à dix mille selon les organisateurs et les chiffres officiels de la police n’ont pas été communiqués.
Dans un concert de sirènes, de tambours, de sifflets, de pétards et de sono saturée, les manifestants ont défilé derrière une voiture portant le cercueil de la police nationale. Au moment où la délégation des CRS qui fermait le cortège a quitté la place Bellecour, la tête de la manifestation atteignait les Cordeliers.
Le ton des slogans était à l’exaspération, comme cette banderole « Injures, menaces évictions, bienvenue à la BAC de Lyon » portée par des policiers au visage dissimulé sous des masques blancs. « Les flics en ont marre d’être insultés, caillassés et tabassés », « Les flics en ont ras la casquette », « Du blé pour les poulets, du fric pour les flics » ont été scandés.Ils exprimaient la profonde colère d’une profession qui conteste la primauté des résultats chiffrés et dénonce des conditions de travail de plus en plus difficiles.
Pour Henri Martini, secrétaire général de l’UNSA-Police, « la remise en question des acquis sociaux n’est pas acceptable et s’il y a moins de policiers, on risque de voir augmenter l’insécurité alors que, depuis six ans, les résultats se sont améliorés.Mais les relations se tendent entre la population et la police, car les gens sont matraqués financièrement. »
Même analyse de Nicolas Comte, secrétaire général du SGP-FO, indiquant que la suppression de 10000 policiers d’ici à 2012 « risque de mettre en jeu la sécurité, d’autant que la crise économique et sociale peut entraîner des tensions sécuritaires. » Quant aux accords sur les traitements et le temps de travail, signés par le syndicat Alliance, et qui sont à l’origine de la manifestation, il s’agit selon le ministère de l’Intérieur de « travailler plus pour gagner plus ». Comme l’UNSA-Police et le SGP-FO, des milliers de policiers ont démontré hier qu’ils ne partagent pas cette analy
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