Des citoyens volontaires de tous âges à LENS...

Qui sont-ils ? Ni médiateurs, ni policiers, simplement volontaires. À Lens, ils sont cinq dont trois retraités à s'être engagés à apporter leur aide aux usagers de Tadao. « Toute personne de bonne volonté, dès 18 ans, homme ou femme, peut le faire s'il a du temps libre. Il s'agit de bénévolat, mais reconnu par l'administration par un contrat venant du ministère de l'Intérieur et signé par le préfet pour un an. Il est renouvelable », explique le major Leroy, responsable du service missions, partenariats et communication au commissariat de Lens. « Pour le moment, on mettra en place une action par semaine. Pour que le système fonctionne bien, il faudra relancer le recrutement en septembre-octobre, faire un roulement avec dix-quinze personnes, pour avoir une présence plus visible. » Hier après-midi, quatre des bénévoles lensois sont montés pour la première fois dans le bus en tant que citoyens volontaires. Ce qui les identifie aux yeux des passagers, c'est leur plaque portée au revers du blouson bleu marine ou de la chemise.
Quel est leur rôle ? « Il est préventif. Ils ouvrent la discussion avec la clientèle. Ils ne prennent aucune mesure coercitive. Ce ne sont pas des policiers, mais des citoyens », précise Joël Herbert, de Tadao. « On va travailler à l'élaboration d'une plaquette qui sera distribuée sur les marchés et dans les bus, pour entrer en contact avec la population et se faire connaître.
» « Leur rôle est aussi de faire remonter de petites informations des usagers vers Tadao. À terme, on pourra leur dire, à la demande de Tadao, de faire telle ligne. Éventuellement, sur les plus sensibles, ils pourraient être accompagnés d'un fonctionnaire de police. Ça fait partie de nos missions » ajoute le major Leroy.
Comment ont-ils été préparés ?
Les volontaires ont déjà participé, avec des fonctionnaires de police, à des missions variées, basées sur la prévention, comme encadrer les jeunes sur les pistes de Junicode, distribuer sur les marchés des tractscontre le vol à l'arraché. On a pu les voir à la foire commerciale du Pays lensois, au marché de Noël de Lens, lors de la Coupe du monde de rugby.
Ils ont suivi deux heures de formation théorique avec Tadao : « Ils ont vu l'organisation de la prévention, de la sécurité, de la lutte contre les fraudes, l'utilisation des différents titres de transport, le repérage des poteaux d'arrêts pour pouvoir renseigner la population, la verbalisation, le contexte pénal : ils sont en mesure de dire à une personne qui adopte tel comportement dans le bus ce qu'elle risque comme amende »ajoute Joël Herbert. « Ils ont reçu des informations sur la police et la déontologie », conclut le major Leroy.
Des clés qui les aideront pour intervenir auprès des usagers...
SSBEC: Franchement...les membres du SSBEC ne pensaient pas que l'état arriverait à trouver des bénévoles pour faire ce boulot de m...Eh bien...si! comme quoi, nos énarques ont raison... Il y aura toujours des gens pour faire gratuitement ce que certains font en payant...
Les jeunes de l'opération tranquillité vacances au service de la population...à LENS (encore !)
Dans le cadre de l'opération tranquillité vacances, la police municipale, avec le renfort de jeunes de la commune veille chaque été sur les maisons des habitants en leur absence et à leur demande.Durant la période estivale, ce sont ainsi une quarantaine de jeunes qui vont se succéder et travailler sous les ordres de Pascal Dalle, brigadier chef principal de la police municipale.
En juillet et août, deux cents habitations seront surveillées quotidiennement pas ces équipes reconnaissables à leur chemise bleue.
« En plus de leur mission de surveillance, ils patrouillent chaque jour à pied ou à vélo allant à la rencontre des habitants et lors des festivités du 13 juillet, ils ont aussi assuré la sécurité pendant le feu d'artifice et font la circulation » indique Pascal Dalle. « Nous privilégions le contact avec la population, les jeunes sont là avant tout pour rendre service au public et leur présence sur le terrain est préventive » poursuit le brigadier chef principal qui rappelle que « la nuit, c'est la police nationale qui prend le relais ».
Enfin, certains jeunes apprécient tellement l'expérience qu'ils présentent leur candidature chaque année. Parmi eux, Geoffrey, 23 ans, participe à l'opération depuis cinq ans et encadre maintenant les nouveaux : « J'aime être au service des gens et rendre service à la population » explique le jeune homme.SSBEC: Il ne faut plus s'étonner lorsque l'état annonce une baisse d'effectifs dans la police Nationale...lorsque l'on voit le nombre de bénévoles qu'il peut y avoir à LENS...pour effectuer des missions de police municipale ou nationale...
Lens, classée 1ère des villes où les gens sont vraiment gentils...ou ne savent pas quoi faire...?