Gendarme sanctionné...

Un commandant de gendarmerie, qui s'était exprimé publiquement sur le malaise des gendarmes et contre qui des poursuites disciplinaires avaient été engagées fin 2007, s'est vu infliger mardi un blâme par le ministre de la Défense, a-t-on appris mercredi de sources internes à la gendarmerie.
Cette sanction est la plus élevée dans le premier niveau des sanctions pouvant être infligées aux gendarmes, qui sont des militaires.
Ce commandant, Jean-Hugues Matelly, n'a pas été radié mais, selon ces sources, le blâme est une sanction située au-dessus de celle consistant à infliger quarante jours d'arrêt (mise à pied) à un militaire.
Il était reproché à cet officier de s'être exprimé, en novembre 2007, sur RTL, ainsi que d'avoir signé un éditorial dans L'Essor de la Gendarmerie, organe mensuel de l'Union nationale du personnel en retraite de la gendarmerie (UNPRG, première association de la gendarmerie avec 40.000 adhérents).
Il y faisait était de la "dégradation du moral des gendarmes".
La Direction générale de la gendarmerie nationale a tenu a préciser à l'AFP qu'il "n'était pas reproché à cet officier de s'être exprimé, le statut général des militaires l'y autorisant, mais d'avoir manqué de réserve et de discrétion dans ses propos". Ainsi, ajoute-ton de même source, il a "critiqué clairement la hiérarchie et les autorités gouvernementales".
Les gendarmes, de statut militaire, sont tenus au devoir de réserve et n'ont pas, contrairement aux policiers, de syndicats pour relayer leurs revendications.
Ils s'expriment donc généralement de manière anonyme dans les médias.
Interrogée par l'AFP, la Direction générale de la gendarmerie nationale avait souligné le 23 novembre que M. Matelly s'était "largement affranchi" de ce devoir de réserve "qui exige une certaine modération".
Les gendarmes ont fait part de leur malaise, fin 2007, relayé sur des forums Internet.
Plusieurs rapports hiérarchiques de gradés de la gendarmerie, dont certains parvenus à l'AFP, faisaient aussi état de ce malaise des gendarmes de base, notamment en regard de leur situation par rapport aux policiers.
Pauvres gendarmes...le SSBEC soutient tous les gendarmes qui peuvent apporter quelques témoignages mêmes anonymes sur leurs conditions de travail inimaginables...
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