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Outre le fait que leurs visages ne leur étaient pas familiers, c'est l'attitude de ces deux hommes en civil, arborant un brassard siglé "police", qui a intrigué des gardiens de la paix en patrouille sur la Rocade Sud, dimanche soir. C'est que, pour des raisons de sécurité évidentes, jamais contrôle routier n'est effectué par les forces de l'ordre sur la bande d'arrêt d'urgence d'une voie rapide. Or, c'est précisément là que les deux hommes sont descendus d'une Peugeot 306 après avoir contraint un automobiliste à s'y arrêter... Ils étaient déjà en train de lui demander les papiers afférents au véhicule lorsque les (vrais) policiers se sont portés à leur hauteur. Et c'est en vérifiant l'identité de leurs prétendus collègues que ces derniers se sont aperçus qu'il s'agissait bel et bien d'imposteurs: outre les brassards, les deux hommes étaient en possession de fausses cartes de police, commandées sur Internet. Avec eux, dans la Peugeot 306, se trouvaient deux autres hommes: le conducteur _armé d'un couteau à cran d'arrêt_ et un passager qui a rapidement été mis hors de cause et laissé libre.
Les trois autres ont été placés en garde à vue et entendus hier par les enquêteurs de la Sûreté départementale
qui se sont évidemment demandé quelles étaient les motivations profondes de ces usurpateurs, âgés d'une vingtaine d'années et jusque-là inconnus de leurs services. Dans tous les sens du terme
!
Il arrive en effet régulièrement que des aigrefins se fassent passer pour des fonctionnaires de police afin d'abuser de la confiance de personnes âgées qui, après leur avoir ouvert leur porte, se
font dépouiller de leurs objets de valeur. Il est également arrivé que de faux policiers fassent semblant de verbaliser des automobilistes pour leur voler leur véhicule ou pour les racketter en
leur faisant payer _sur le champ et en espèces_ ce qu'ils présentaient comme des amendes.
Là, apparemment rien de tel ! Ceux-là se prenaient juste pour des justiciers et, après leur travail, s'"amusaient" à intercepter les conducteurs qu'ils surprenaient en infraction. Les polars et
autres séries télévisées suscitent parfois des vocations. Mais n'entre pas dans la police qui veut. Nul ne sait si ces deux hommes ont seulement essayé... Ce qui est sûr, c'est qu'ils semblaient
agir pour le seul plaisir d'être dans la peau d'un flic, ne serait-ce que quelques heures.
Le tribunal correctionnel de Grenoble devant lequel ils doivent comparaître en novembre prochain appréciera.
Au terme d'une semaine de tensions aux Mureaux (Yvelines), avec jets de pierre mercredi et jeudi soir, dix policiers ont été légèrement blessés par des tirs de plombs samedi soir, lors d'un guet-apens tendu dans le quartier de la Vigne-Blanche après un incendie de voiture.
« On est monté d'un cran », a souligné le directeur de la sécurité publique des Yvelines, Christian Loiseau, présent, samedi soir, aux Mureaux alors que ses hommes essuyaient des tirs de petits plombs.
Selon le patron des policiers des Yvelines, tout a commencé à 20 h 06 lorsque ceux-ci ont « été appelés avec les pompiers pour un incendie de voiture en bordure du quartier des Musiciens », tombant alors dans « un guet-apens ».
Sur place, en effet, les policiers sont aussitôt l'objet d'un caillassage en règle émanant d'une dizaine d'individus. « Nous avions à faire, à ce moment-là à une forme "classique" de violences », poursuit M. Loiseau.
Un cran supplémentaire dans la violence est franchi lorsque les forces de police se retrouvent autour du Totem, une statue à la Vigne-Blanche. À 21 h 40, un individu surgit d'un talus et fait feu sur les policiers, avec un fusil à pompe. Les hommes de la compagnie d'intervention (CDI) des Yvelines ainsi que des CRS sont touchés par les petits plombs (calibre 12 mm) utilisés le plus souvent pour la chasse au petit gibier.
Ces incidents pourraient avoir un lien avec la mort d'un jeune originaire des Mureaux, le 8 mars, tué en Seine-et-Marne par des policiers « en situation de légitime défense », après qu'un véhicule avec quatre occupants leur eut foncé dessus au terme d'une course-poursuite.
L'insigne tricolore, le coupe-vent et la carte. Seule - ou presque - l'absence d'arme de service les différencie
des fonctionnaires. Hier en préfecture de Toulon, seize « volontaires citoyens », de tous horizons, ont signé leur engagement à servir la Police nationale. Le concept, très critiqué, doit
permettre de lier la population et l'institution. Précision importante : cet enrôlement bénévole n'inclut pas de pouvoir policier.
Pour qui ?
Pour qui le souhaite, en théorie, à partir de 17 ans (ressortissants européens ou résidents étrangers depuis au moins cinq ans). Dans cette première promotion, on compte cinq femmes et onze hommes : une étudiante, une journaliste, un chef d'entreprise, des retraités, un expert immobilier, etc. Un panel de personnes très divers, de 20 à 70 ans, avec des emplois du temps variables et une motivation commune : « S'engager civiquement ».
Les plus jeunes y voient aussi une sorte de stage dans l'entreprise « avant de devenir policier »; d'autres, la possibilité de « faire du social dans un cadre plus efficace qu'une association. »
Pour quoi ?
Pour effectuer des missions de solidarité (aides aux victimes, etc.), de communication avec les populations (médiation, accueil dans les commissariats...), de prévention de la délinquance (action de proximité dans les quartiers, prévention routière, dans les réseaux de transport, prévention contre les drogues dans les structures scolaires, etc.). Chaque action s'effectue au bon vouloir du bénévole.
Il s'agit en outre de « renforcer le lien entre la Nation et la police ». Le volontaire citoyen est un « collaborateur occasionnel du service public, soumis aux règles déontologiques de la police, qui doit se conformer aux instructions. »
Où et combien de temps ?
Treize vont travailler à Toulon, deux à Fréjus/Saint-Raphaël et un à Draguignan. Le contrat est de douze mois mais peut être révoqué par les deux parties à n'importe quel moment. Les volontaires doivent toutefois s'engager à une participation régulière, en fonction de leurs disponibilités, des missions et des besoins de la Police nationale.
Policiers pas chers ? Indics ?
Le Directeur départemental de la sûreté du Var, le commissaire Lucien Pourailly, s'en défend : « Avant toutes choses, les volontaires citoyens bénéficient de deux jours de formation pour se familiariser avec l'institution. Ils ne sont pas lâchés sur le terrain comme ça, et seront, de toute façon, constamment accompagnés d'un policier. Encore une fois, ce ne sont pas des fonctionnaires de police : ils n'ont pas d'armes, n'ont aucune mission de répression. Ce ne sont pas non plus des indics ou des réservistes. On parle là de bénévoles qui auront à effectuer des missions de rapprochement police/population. Ces actions seront menées sur des créneaux qui ne sont actuellement pas occupés par les fonctionnaires. »
Dix policiers ont été légèrement blessés dans la nuit de samedi à dimanche aux Mureaux (Yvelines), lors
d'échauffourées, par des impacts de petits plombs (12mm) tirés, semble-t-il, avec un fusil à pompe.
Au total vingt-quatre policiers ont reçu des impacts de plombs mais, pour quatorze d'entre eux, le projectile est venu se ficher dans la protection de leur tenue sans les blesser. Initialement,
une source policière avait fait état de 21 blessés légers.
«Ils ont été soignés, mais ces blessures n'ont pas entraîné leur hospitalisation», a indiqué le directeur départemental de la sécurité publique des Yvelines, Christian Loiseau. Les policiers de
la compagnie d'intervention des Yvelines ainsi que des CRS sont tombés, peu après 20 heures, dans un guet-apens dans le quartier des Musiciens, puis dans celui de la Vigne blanche.
Intervenant pour un feu de voiture, ils ont essuyé des jets de pierre avant de se faire tirer dessus par un individu qui a surgi d'un talus.
Les policiers se sont repliés avant de procéder à l'interpellation d'un mineur âgé d'une quinzaine d'années qui n'est pas l'auteur des tirs mais qui est soupçonné d'avoir lancé des pierres.
Sept autre personnes interpellées ont été relâchées dès samedi soir par la police alors que des renforts rétablissaient peu à peu le calme dans le quartier.
Erick Sabos, le délégué départemental UNSA, s'inquiète de «la montée de la violence contre les forces de l'ordre et apporte son soutien à ses collègues blessés».
Depuis lundi soir le quartier des Musiciens est le théâtre de violences urbaines après la mort d'un jeune homme de
29 ans, originaire de la ville. Ce dernier a été abattu le 7 mars au péage de Courtevroult (Seine-et-Marne), lors d'une course poursuite avec la police sur l'autoroute A 4. C'était une figure
du quartier des Musiciens. Médiateur de la ville, il totalisait déjà trente-cinq condamnations. Dans la voiture, les forces de l'ordre avaient retrouvé des cagoules et des armes.
Trois policiers de la Brigade Anti Criminalité (BAC) de Toulon ont été blessés mercredi soir après avoir été agressés à coups de barres de fer par une quarantaine
de jeunes gens mercredi soir au cours d'une interpellation dans une cité jugée «sensible», la Marquisanne, à l'ouest de Toulon. Les trois hommes ont immédiatement été conduits à l'hôpital. L'un
d'eux a des dents fracturées et la mâchoire déplacée, tandis que les deux autres souffrent de contusions multiples. La direction départementale de la sécurité publique a confirmé les événements
mais s'est refusée à tout commentaire.
Selon le délégué départemental de l'UNSA-Police, Jean-Bernard Soriano, les trois policiers «sont tombés dans un véritable guet-apens» au moment où ils allaient interpeller un homme suspecté de trafic de drogue. «L'individu a alerté la cité et en quelques secondes nos collègues ont été pris à partie par une quarantaine d'individus armés de barres de fer», a-t-il précisé.
Des renforts arrivés sur les lieux ont porté secours aux policiers en difficulté. Deux interpellations ont été opérées. «On est passé à côté d'une catastrophe», a ajouté Jean-Bernard Soriano, qui s'est félicité du sang-froid de ses collègues qui n'ont pas fait usage de leurs armes... Depuis le début du mois, c'est la troisième fois que des policiers sont pris à partie et que des voitures de patrouille reçoivent des cailloux à Toulon.
Donc, l'un des policiers a eu des dents fracturées et la mâchoire déplacée, les deux autres souffrent de contusions multiples. Deux interpellations ont été opérées,
tandis que les trois policiers ont été conduits dans un hôpital pour recevoir des soins. La direction départementale de la sécurité publique a confirmé les événements de mercredi soir mais s'est
refusée à toute déclaration sur cette affaire.(Tu m'étonnes...)